L’épargne salariale, le fruit du travail, pas une réserve budgétaire
L’intéressement, la participation et les abondements permettent d’associer les salariés à la bonne marche de leur entreprise.
De nouvelles cotisations salariales se traduiraient, à montant versé identique, par une diminution du revenu disponible ou de l’épargne constituée pour les salariés concernés.
Toute hausse nette des prélèvements renchérirait le coût de ces dispositifs pour les entreprises et réduirait les marges de manœuvre pour en faire bénéficier les salariés.
Des règles lisibles et stables pour préserver la confiance
On ne peut pas appeler à mieux partager la valeur et, dans le même temps, rendre ces dispositifs moins avantageux pour les salariés comme pour les employeurs. La confiance nécessaire aux accords d’entreprise exige des règles lisibles et stables.
Une demande claire adressée au gouvernement
Le redressement des comptes sociaux est indispensable, mais il doit passer par des réformes durables et une amélioration de l’efficacité de la dépense, non par une nouvelle ponction sur les revenus du travail et sur les entreprises.
Le MEDEF demande au gouvernement d’écarter ces pistes du prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale : le partage de la valeur doit être encouragé, pas davantage taxé.