La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (loi 2025-1403 du 30 décembre 2025) a acté la création d’un congé supplémentaire de naissance.
La CNAM apporte à cet égard diverses précisions dans une actualité publiée sur son site.
Tout d’abord, la CNAM confirme – conformément à ce qui avait été évoqué par le ministère de la santé – que le dispositif sera (finalement) mis en oeuvre à compter du 1er juillet 2026.
Une entrée en vigueur fixée au 1er juillet 2026
Initialement envisagée plus tôt, la mise en œuvre effective de ce dispositif est confirmée pour le 1er juillet 2026. Ce congé, dont la durée peut être d’un ou deux mois au choix du salarié, obéit à des règles calendaires précises :
Pour les enfants nés ou arrivés au foyer à compter du 1er juillet 2026 : le parent dispose d’un délai de 9 mois suivant la naissance (ou l’arrivée au foyer en cas d’adoption) pour prendre ce congé.
Mesure transitoire : les parents d’un enfant né entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 (ou né prématurément avec un terme prévu sur cette période) pourront également en bénéficier à partir du 1er juillet. Ils auront jusqu’au 31 mars 2027 pour solder ce congé.
Côté employeur, la prise de ce congé nécessitera en principe le respect d’un délai de prévenance d’un mois (réduit à 15 jours s’il s’enchaîne directement avec un congé de paternité ou d’adoption rendant le délai d’un mois impossible à tenir)
Une indemnisation dégressive
La CNAM a également apporté des précisions concernant les indemnités journalières qui seront versées aux salariés durant ce congé. L’indemnisation prévue est dégressive :
Le premier mois sera indemnisé à hauteur de 70 % du salaire net antérieur.
Le deuxième mois sera indemnisé à hauteur de 60 % du salaire net antérieur.
Ces montants seront calculés dans la limite du plafond de la Sécurité sociale, dont la valeur mensuelle est fixée à 4 005 € au 1er janvier 2026
Pour en savoir plus : Actualité congé supplémentaire de naissance