Selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs réalisé par l’association GSC et Altares, 61 459 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025 suite à des liquidations judiciaires. Cela représente 168 dirigeants se retrouvant sans activité chaque jour.
Stabilisation à un niveau record
Après trois années de hausses spectaculaires (+34 % en 2022, +33 % en 2023, +18 % en 2024), les pertes d’emploi entrepreneurial se stabilisent (+1 % par rapport à 2024), se maintenant à un niveau inédit depuis 2015.
Ce maintien à un plateau record s’inscrit dans un contexte macroéconomique dégradé, marqué par une croissance atone et diverses instabilités. Le début de l’année 2026 confirme cette tendance complexe avec 6 400 défaillances supplémentaires enregistrées dès le mois de janvier.
Des secteurs contrastés
L’impact des liquidations varie fortement selon les domaines d’activité :
La construction pèse lourdement et représente 25,2 % des pertes d’emploi (14 485 cas), malgré une légère baisse (-3 %).
Le secteur de l’immobilier connaît une chute marquée de 19,1 %.
À l’inverse, la restauration (+8,6 %) et les services aux entreprises (+7,1 %) restent sous une forte pression.
Le transport routier résiste bien (-4,5 %), tandis que la coiffure et l’esthétique peinent.
TPE et Île-de-France en première ligne
Au niveau des effectifs, les très petites entreprises (TPE) de moins de 5 salariés concentrent l’écrasante majorité des situations, représentant 82 % des cas (soit 50 451 dirigeants).
Sur le plan démographique, l’âge médian s’établit à 45,8 ans. On observe néanmoins une très forte hausse des pertes d’emploi (+27,8 %) chez les jeunes dirigeants de moins de 26 ans, même si la tranche des 41-50 ans reste, en volume, la plus touchée (16 271 cas).
Géographiquement, l’Île-de-France est de loin la région la plus impactée avec 14 319 cas (+0,6 %), suivie de l’Auvergne-Rhône-Alpes. À l’opposé, c’est en région PACA que l’on constate la baisse la plus importante (-6,9 %).