Un volume de recrutement porté par les petites entreprises
Réalisée avec le concours du Crédoc, l’enquête BMO 2026 recueille les intentions de 61 000 établissements franciliens.
L’étude dénombre 388 806 projets de recrutement pour la région Île-de-France, ce qui représente 17,1 % des intentions nationales.
Ce chiffre traduit une baisse de 11,8 % par rapport à l’année précédente, marquant un retour aux niveaux observés avant la crise sanitaire (2017/2018).
Les TPE et PME portent la majorité de ces projets : 60 % émanent de structures de moins de 50 salariés, et 37,6 % concernent spécifiquement les très petites entreprises de moins de 10 salariés.
À l’inverse, un ralentissement marqué (- 22 %) s’observe pour les établissements de plus de 200 salariés.
Les départements de Paris et des Hauts-de-Seine concentrent près de la moitié des besoins régionaux. À noter que près de 89 % de ces recrutements concernent des emplois non saisonniers, garantissant une certaine pérennité des contrats.
Des difficultés d’embauche persistantes selon les secteurs
Malgré un repli global des intentions d’embauche, 35,6 % des projets de recrutement sont toujours jugés difficiles par les employeurs franciliens. Les principaux freins identifiés résident dans l’inadéquation des profils (84 %) et le nombre insuffisant de candidats (82 %).
La tension reste particulièrement forte dans le secteur de la construction, où 56,1 % des recrutements sont considérés comme complexes (une hausse de 5,1 points en un an).
À l’inverse, l’industrie voit ses difficultés s’atténuer de près de 15 points par rapport à l’année précédente. Le secteur de l’hébergement et de la restauration se distingue également en étant le seul à anticiper une augmentation du volume de ses projets de recrutement (+ 5,3 %).



La POEI comme levier de recrutement stratégique
Pour surmonter ces obstacles, la Préparation Opérationnelle à l’Emploi Individuelle (POEI) se confirme comme un outil pertinent.
Ce dispositif, pris en charge par France Travail sans contribution financière de l’employeur, sécurise l’intégration des candidats.
En 2025, 70 % des POEI ont bénéficié aux TPE et PME, avec un taux de recrutement atteignant 84 % six mois après la sortie du dispositif. Il permet aux entreprises d’adapter les compétences des demandeurs d’emploi aux exigences réelles du poste, particulièrement dans les secteurs en tension comme le BTP, l’industrie et la santé.
L’adaptation des profils via la formation continue reste un enjeu prioritaire pour maintenir l’attractivité et la compétitivité du tissu économique régional face aux transformations du marché du travail.