Selon l’étude « Statistiques n°43 » publiée par la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) en mars 2026, les recettes fiscales nettes connaissent un dynamisme supérieur à la croissance du PIB nominal.
Sur la décennie 2015-2025, elles ont augmenté de près de 40 % à périmètre constant pour atteindre 593 milliards d’euros. Sur ce total, l’État capte 57 % des recettes, les collectivités territoriales 26 % et les administrations de sécurité sociale 17 %.
La forte hausse constatée en 2025 s’explique par la montée en puissance des impôts existants, couplée aux nouvelles mesures issues de la loi de finances pour 2025.
Entreprises et ménages
Les impôts sur le revenu en première ligne
La fiscalité assise sur les revenus des ménages et des sociétés enregistre une progression marquée (+ 10,4 %), culminant à 207,8 milliards d’euros.
Du côté des entreprises, l’impôt sur les sociétés (IS) et la contribution sociale sur les bénéfices augmentent de 4,0 % (61,8 milliards d’euros).
S’y ajoute la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, qui a généré 7,5 milliards d’euros de recettes. Du côté des ménages, l’impôt sur le revenu (IR) augmente de 7,9 % (95 milliards d’euros).
À noter que la nouvelle contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) a rapporté 0,4 milliard d’euros, un résultat en deçà des 1,9 milliard d’euros initialement attendus par le gouvernement.
Énergie, immobilier et opérations financières en appui
Si la TVA reste stable avec une croissance modérée de 0,5 %, d’autres secteurs compensent largement :
Fiscalité énergétique : les taxes intérieures sur l’énergie bondissent de 73,7 % (11,8 milliards d’euros), conséquence directe de la fin du bouclier tarifaire.
Fiscalité du patrimoine : portée par une reprise immobilière et un possible relèvement des taux départementaux, elle augmente de 5,2 %, avec des droits de mutation à titre onéreux (DMTO) en hausse de 18 %.
Fiscalité financière : la taxe sur les transactions financières (TTF) a presque doublé en un an pour atteindre 2,5 milliards d’euros (+ 89,7 %). Enfin, la nouvelle taxe sur les rachats d’actions a rapporté 0,5 milliard d’euros pour sa première année d’application.