Face aux pénuries de main-d’œuvre, la mobilité des talents au sein de l’Union Européenne est devenue un enjeu majeur.
C’est dans ce cadre que la Commission Européenne a mené une consultation publique sur sa future initiative dédiée à la « portabilité des compétences », à laquelle le MEDEF a contribué.
Un projet clé de l’« Union des Compétences »
La Commission européenne souhaite fluidifier la reconnaissance des qualifications entre les États membres.
Ce projet constitue le 3ème pilier de l’« Union des Compétences », un vaste programme lancé en mars 2025. L’objectif est clair : faciliter l’embauche de travailleurs européens en rendant leurs diplômes, formations et compétences plus facilement lisibles et transférables d’un pays à l’autre.
Simplifier sans baisser les exigences de qualité
Si la démarche est globalement soutenue par le monde économique pour dynamiser les recrutements, elle soulève des défis d’harmonisation.
Dans sa réponse à la consultation, le MEDEF a rappelé que cette initiative ne doit pas niveler par le bas la qualité des formations.
La France dispose en effet d’un système robuste (répertoires RNCP et RS, passeport de compétences adossé au CPF) qui garantit la fiabilité des qualifications, un critère essentiel pour la sécurité des employeurs, notamment dans des secteurs comme le BTP ou la santé.
Vers un « paquet mobilité » fin 2026
Cette consultation sur les compétences prépare le terrain pour de futures évolutions réglementaires. L’initiative s’intégrera dans un paquet global de mesures spécifiquement dédié à la mobilité des salariés, dont la présentation par l’Europe est prévue pour le second semestre 2026.