Le télétravail est devenu un incontournable de l’organisation des entreprises, mais comment cette pratique évolue-t-elle ?
Une récente étude de l’Apec, publiée en mars 2026, dresse un état des lieux de la perception des cadres et des employeurs. Entre maintien des acquis et craintes de retour en arrière, le dialogue social reste primordial.
Un léger recul en 2025, mais un statu quo attendu pour 2026
L’année passée a été marquée par quelques ajustements de la part des employeurs. L’étude révèle en effet que près d’une entreprise sur dix a réduit le nombre de jours de télétravail autorisés en 2025.
Toutefois, ce mouvement de repli devrait considérablement ralentir : la grande majorité des entreprises s’oriente vers une stabilisation de leur politique de télétravail pour l’année 2026
Productivité et Qualité de Vie au Travail (QVT) : des bénéfices confirmés
Malgré ces ajustements marginaux, les employeurs restent largement convaincus des bienfaits du travail hybride.
Les entreprises interrogées soulignent les impacts positifs du télétravail :
Il favorise la qualité de vie au travail (QVT) pour 67 % d’entre elles.
Il contribue au maintien ou à l’amélioration de la productivité des salariés pour 45 % des employeurs.
Ces niveaux de satisfaction sont d’ailleurs encore plus prononcés au sein des grandes structures (ETI et grandes entreprises)
Attention au risque de désengagement et de fuite des talents
Revenir sur le télétravail n’est pas sans danger pour la gestion des ressources humaines.
Un recul de cette pratique fait peser des risques majeurs sur l’attractivité et la fidélisation des cadres.
En effet, une large majorité d’entre eux s’oppose fermement à tout recul : 74 % seraient mécontents en cas de réduction du nombre de jours, et ce chiffre grimpe à 80 % en cas de suppression totale.
Même si les évolutions effectives décidées par les entreprises restent limitées à ce jour, le simple fait d’envisager une révision des modalités du télétravail suscite déjà de fortes inquiétudes chez les cadres.